lundi 21 avril 2008

SORTIE DU 17 AVRIL EN PAYS GARDOIS

En ce 17 avril, le bus avec ses 30 passagers à bord, adhérents pour la plus grande majorité, quitte la Drôme pour Alès. L’itinéraire permet de profiter des paysages de cette campagne nord gardoise qui bénéfice d'un micro climat apprécié y compris par un troupeau d’autruches et d’émeus, curieux !… Après la classique pause café partiellement réussie, le bistrot est trop bien caché dans le petit village perché de Lussan connu pour son beau château du 15éme et… ses pintades en céramique, nous avons rejoint avec un soleil par dessus les nuages le jardin de la prairie aux Camellias d'Alès.


Ce jardin privé crée en 1930 est situé sur une plaine alluvionnaire où se sont déposés au sont déposés au fil du temps les limons schisteux et acides charriés lors des crues de l'impétueux Gardon tout proche. Les abondantes pluies d'automne (épisode Cévenol) et l'ombrage d'arbres de grande taille, magnolia, érables, cerisiers à fleurs, créent les conditions idéales au bon développement des Camellias. Ce jour, l'absence de chaleur nous prive du parfum habituellement dégagé par le feuillage d'un camphrier rencontré au détour d'une allée. La richesse de ce parc d'environ 2 hectares planté de 700 camellias répartis en 280 variétés et cultivars permet de découvrir la grande diversité de forme et de couleurs des fleurs de camellias. La densité des arbres fait que nous promenons dans une forêt, les allées sont donc partiellement encadrées par des murs végétaux de camellias ne permettant pas de découvrir les lignes de perspectives de ce parc floral. La visite s'achèvera par un arrêt à la petite pépinière adjacente, spécialisée en plantes acidophiles. Le ciel de plus en plus sombre nous invite à rejoindre Prafrance pour espérer y trouver un lieu de pique nique plus abrité que la clairière d'Alès initialement prévue. Nous arrivons sous une pluie fine mais régulière, ambiance asiatique oblige, chaleur en moins (les adeptes de la Drôme des jardins ne reculent devant rien)...........Le cri strident de la locomotive à vapeur du train cévenol tout proche, un peu d'imagination et nous voici en Indochine avec Marguerite Duras. La pluie redoublant d'intensité, il a bien fallu se replier au chaud et à l'abri : pique nique collé serré dans le bus dans un mélange heureux et délicat d'odeurs d'oeuf dur, de pâté et de picodons (merci au café de Lucie ainsi qu'aux pâtisseries de Françoise et de son amie). Enfin repus, nous Voilà prêts pour la traversée du Mékong.
Nous rejoignons le départ de la visite en suivant une immense allée bordée de bambous et de jeunes séquoias d'une hauteur de prés de 40 mètres.
Notre guide, un charmant jeune homme brun et volubile, coiffé du chapeau colonial nous entraîne à travers les bosquets au fil d'un commentaire très intéressant sur la création et l’évolution du parc d’Eugène Mazel, sur la spécificité botanique des bambous, (des graminées), et leurs performances étonnantes (ils peuvent pousser de plus d'un mètre par jour), sur leur culture, leur utilisation (la maison laotienne se rénove sous nos yeux admiratifs), sur les différentes espèces (chaumes noirs, jaunes, verts, bicolores, rayés, les nains, les géants, etc...), les façons d'éviter l'envahissement et même les façons de les manger en salade.
Nous découvrons aussi les vertigineux séquoias centenaires, le chêne plusieurs fois centenaire, les azalées éclatantes, les délicats camellias, l'impressionnante allée de palmiers, les splendides fougères arborescentes tout juste sorties de leur abri hivernal, etc...
La visite se poursuit ensuite librement pour découvrir les plantes tropicales encore protégées dans la petite serre ornée d'un nymphée, les longues glycines japonaises retombant sur les bassins aux lotus où nagent d'énormes carpes Koï, pour arriver en apothéose au fameux vallon du dragon, oeuvre du non moins célèbre Erik Borja. Que dire de ce jardin japonais, sinon que c'est un véritable enchantement auquel la pluie, ce jour là, ajoute encore un charme supplémentaire.
Dès l’entrée, nous nous arrêtons devant un gigantesque ginkgo aux proportions parfaites, ensuite nous nous extasions sur les arbres nuages, les arbres candélabres, les somptueux érables japonais qui déplient sous le poids de l’eau leurs rideaux de dentelle feuillue jusqu'au sol, les rochers savamment disposés, deux petites îles et les vallonnements harmonieux qui nous mènent à un ravissant pavillon de bois sur l'eau. Puis c’est le retour à travers la forêt de bambous ornée de banderoles si joliment fixées qu'elles semblent doucement agitées par la brise. La pépinière qui marque la fin de la visite propose une grande diversité de plantes acidophiles et de bonsaïs, il faut alors choisir entre porter le parapluie ou le pot de fleurs..
C'est bien trempés il faut l'avouer, que nous regagnons le car pour le chemin du retour que nous découvrons d'ailleurs au fur et à mesure que nous approchons de la Drôme,...toujours aussi sec qu'à l'aller !!!
Mais qu’allaient-ils donc faire dans cette galère….

Yamine, Serge et Françoise

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Bravo à la plume de nos écrivains jardiniers qui se sont sentis inspirés par l'atmosphère "durassienne" de la journée.

Dany L. a dit…

Cet article nous fait regretter de ne pas avoir été parmi vous.
C'est très bien. Merci